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Quel avenir pour les avocats face au numérique ?

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Quel avenir pour les avocats face au numérique ?

«La question n’est plus depuis longtemps de savoir si la vague du numérique va ou non arriver sur nous, mais de savoir comment s’adapter aux changements qui sont actuels et a priori inéluctables. Dans un contexte de plus en plus concurrentiel, les avocats doivent ainsi s’approprier le numérique, et en faire un atout en termes de compétitivité. »
Jean-Victor Borel, avocat associé, Cabinet Borel & Del Prete

Quel avenir pour les avocats face au numérique ?

Le numérique a longtemps fait peur aux avocats. Le nombre de procédures engagées contre des Legal tech en constitue la preuve. Tout comme le fait que ces procédures diminuent et que les avocats eux-mêmes lancent leurs projets, soutenus par l’ordre des avocats, démontre une nette évolution dans ce domaine. Demain, les spécialistes du droit auront toujours plus de défis à relever. Et c’est dès maintenant que l’avenir se prépare.

Le numérique est devenu un véritable sujet pour les avocats

Il n’est aujourd’hui plus possible d’éviter le thème du numérique dès lors que l’on parle de professionnels du droit. Même les candidats bâtonniers l’évoquent maintenant dans leurs campagnes et font des propositions dans ce domaine.

C’est d’autant plus important que le droit français est déjà en train de prendre du retard, notamment face au modèle américain où des cabinets lèvent plusieurs millions de dollars pour développer de nouveaux outils. Si ces montants sont au niveau de la démesure des États-Unis, ils ne doivent pourtant pas cacher une situation réelle : le monde du droit français, et européen, ne peuvent pas se contenter d’attendre que d’autres trouvent des solutions pour eux.

La collaboration entre les intervenants du monde du droit sera indispensable

Les avocats deviennent des entrepreneurs, une notion de compétitivité se met en place… Ce qui ne signifie pas que chacun doive travailler de son côté, sans se mêler aux autres. Bien au contraire. Car un développement optimal du numérique du droit passera par une mise en commun. Des informations d’abord : il sera nécessaire de disposer rapidement, et sans contrainte, d’un accès aux documents juridiques, aux textes de loi et aux jurisprudences.

Et cela au niveau européen également, comme le propose le portail e-justice. Cette plateforme est à double entrée : elle fournit aux citoyens des informations sur les systèmes juridiques de chaque pays, et vise à permettre une meilleure coopération judiciaire entre les différents pays d’Europe. Son développement est encore en cours…

Le numérique donne une ouverture aux champs des possibles, à l’imagination, la créativité car rien n’est encore établi définitivement et que tout reste à construire.

C’est aussi pour cela que les Legal tech doivent se construire avec les avocats. Ils seront leurs principaux utilisateurs, avec les justiciables, dans les années à venir.

Quels défis devront relever les avocats du numérique ?

Beaucoup de professionnels s’inquiètent d’une possible disparition des avocats, liés à l’insertion de l’intelligence artificielle dans leurs procédures. Une étude du cabinet de conseil juridique Jomati Consultant « Civilisation 2030 : le futur proche des sociétés juridiques » prédit que d’ici 15 ans les processeurs d’intelligence artificielle seront en mesure d’exécuter le travail réalisé par de jeunes avocats… et donc, peut-être, de prendre leur place.

Si l’avènement de l’intelligence artificielle dans le droit permettra de soulager les jeunes avocats des tâches les plus rébarbatives, rassurez-vous, les avocat, leur savoir te leur humanité seront toujours des auxiliaires de justice indispensables. Même les spécialistes des start-up continuent à le croire, si l’on se fie à cette expérience américaine du cabinet d’avocat de demain. Son idée principale (en plus d’une ambiance décontractée dans les bureaux) est de rendre le droit plus simple à appréhender pour ceux qui en ont besoin : les services doivent être de meilleure qualité, pour un prix unique et transparent.

L’automatisation des travaux standardisés comme la rédaction de documents juridiques aux clauses récurrentes est une évolution inéluctable de l’activité de l’avocat. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle plusieurs legaltechs propose dorénavant la rédaction de documents juridiques personnalisés à des justiciables sous forme de formulaire à un tarif fixe, transparent et peu coûteux.

Ce type de générateur de documents juridiques personnalisables et modulables, gagnent à être utilisés par des avocats pour augmenter leur productivité, optimiser leurs tarifs et leur process.

C’est la raison pour laquelle Avocalix propose aux avocats un générateur de contrats parmi ses options.

Voir vidéo démo Générateur de contrat Avocalix

De plus en plus, les tâches répétitives seront assurées par des machines. Des algorithmes permettront de fournir des réponses simples à de nombreuses questions. Et les avocats auront d’autres défis à relever en apportant une haute valeur ajoutée :

  • Identifier au plus près la meilleure manière de répondre aux besoins potentiels de leurs clients (et donc proposer de nouveaux services pour y répondre) ;

  • maîtriser les nouvelles technologies, pour prendre le virage du numérique comme toutes les autres professions

Il faudra donc ré-inventer le modèle économique existant, mais aussi s’ouvrir à de nouvelles perspectives, en travaillant main dans la main avec d’autres corps de métier, par exemple. La dématérialisation, et la communication, sous toutes ses formes, seront les principaux pôles à maîtriser.

Le défi ne sera pas facile sans formation pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec les nouvelles technologies ou disposent de faibles moyens. C’est la raison pour laquelle de nouvelles formations, comme le D.U. Transformation Digitale du droit & Legaltech de Paris I, se mettent en place, tout comme de nombreuses formation à l’EFB ! L’autre solution est de s’appuyer sur des structures qui maîtrisent déjà ces aspects, afin de faciliter leur mise en place. C’est dans cet esprit qu’a été fondé Avocalix.

Un soutien de l’ensemble de la profession permettra d’avancer plus vite dans le domaine du numérique

Depuis 2014, d’abord à Paris puis dans plusieurs villes de France, des incubateurs ont été mis en place pour faire avancer les projets de demain. Chaque année, des innovations sont mises en avant, notamment via des prix.

Aujourd’hui, il existe un réseau national des incubateurs. Leurs principales actions sont :

  • la formation au numérique et à la déontologie 2.0 ;

  • le financement, via le crowfounding, des projets les plus prometteurs ;

  • la mutualisation des moyens.

On est donc bien là dans l’idée d’un projet commun lié au numérique.

Qu’est-ce qui se développe en coulisses ?

En quelques années seulement, le numérique a complètement changé le mode de fonctionnement des avocats. Il existe maintenant des cabinets 100 % en ligne, la rédaction automatisée des documents est de plus en plus utilisée et on parle d’ores et déjà d’outils prédictifs qui analyseront les chances de gagner une action en justice (c’est le positionnement de  projet comme Predictice).

Aujourd’hui, on voit apparaître des plateformes d’arbitrage pour les entrepreneurs, des outils de mise en relation (à la manière de Call a Lawyer ou d’un doctolib des avocats), mais aussi des outils comme les signatures dématérialisées, des solutions de gestion de cabinets d’avocats (Avocalix) ou des interfaces de collaboration entre professionnels du droit (Votre bien dévoué).

Le numérique intervient ainsi à tous les niveaux du métier, que ce soit entre collègues ou vers le grand public. L’accès au droit se démocratise grâce au numérique et il est important pour les avocats d’être présents sur ce terrain.

Par Avocalix
le 29 Mars 2019

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